Une rentrée comme les autres ou presque

Me voilà avec mon cartable à reprendre le chemin de l’école ce mercredi 31 août. Tous les collègues sont là, tous avec une bonne mine et l’air bien reposé. Quelques nouvelles têtes tout de même. Comme toujours, chacun raconte ce qu’il a fait pendant ses vacances en mangeant un petit croissant et en appréciant un bon café. Puis la principale demande de s’asseoir pour commencer la plénière et nous avons le droit à un superbe diaporama sur la mise en œuvre de la réforme du collège et sur l’importance de notre participation. Cette réforme des collèges dont on a tant entendu parler pendant l’année précédente.

 

Cette année est la mise en œuvre de cette réforme et grâce aux diverses réunions de travail de fin d’année et des formations, nous sommes bien évidemment tous prêts pour sa mise en œuvre. Je n’ai aucune peur mais juste quelques inquiétudes car bien qu’ayant travaillé un peu, même beaucoup, pendant les vacances, la masse de travail cette année est immense. Eh oui, je dois changer toutes mes séquences, modifier mes pratiques pédagogiques, augmenter le nombre d’heures de travail en collaboration avec mes collègues pour faire les EPI, etc. Mais... tout va très bien Madame la Ministre, tout va très bien, tout va très bien... Et encore, j’ai la chance d’être en poste fixe et de ne pas avoir tout à découvrir en début d’année. Mais ne noircissons pas déjà le tableau, il est encore trop tôt. Oui, effectivement cette réforme va demander cette année beaucoup de travail mais c’est pour le bien de nos élèves ou en particulier pour essayer de pallier cet horrible constat que le collège unique ne permet pas de faire réussir tous les élèves.

 

Déjà deux semaines que tous les élèves ont repris et je n’entends pas de véritable problème : quelques établissements où la réforme n’a pas été totalement mise en place mais dans l’ensemble on a tous joué le jeu et essayé de réfléchir intelligemment pour sa mise en œuvre. Chaque établissement se retrouve avec un fonctionnement différent grâce aux 2,5 h de marge. Celles-ci, ont permis dans mon établissement de réaliser des heures de co-enseignement en mathématiques et en français dans tous les niveaux lors de l’AP, pour d’autres établissements des groupes en langue ou en sciences… Mais j’attends avec crainte la nouvelle dotation horaire car j’ai bien peur que celle-ci diminue pour les années à venir ce qui signifierait par conséquent des suppressions de postes et des classes plus chargées. Il est encore trop tôt pour faire un constat mais malgré tout cette réforme est inspirée de beaucoup d’idées de collègues qui l’effectuaient déjà au sein de leur établissement. La solution était-elle de reproduire ces méthodes pour tous ? L’avenir nous le dira. Mais l’immobilisme ne nous permettra pas d’avancer non plus.

 

Les élèves de troisième ne seront que faiblement impactés par les nouveaux dispositifs et programmes, même si nos collègues de seconde devront en tenir compte. Par contre, dans deux ans et plus encore après, les collégiens qui rejoindront les lycées seront sans doute bien différents de leurs prédécesseurs. Dans ces conditions, on voit mal comment il sera possible de faire l’économie d’une réforme du lycée. En effet, il faudra bien adapter les programmes du lycée en fonction des nouveaux programmes du collège. Ceux-ci ont évolué dans des secteurs importants : l’algorithmique, le hasard et la géométrie pour ne citer que les plus significatifs. Ces changements imposent de revoir les contenus enseignés au lycée. C’est un minimum, tout le monde est d’accord. Mais une future réforme du lycée doit-elle en rester là ? Sans doute pas. Reste à savoir jusqu’où elle doit aller ? Réfléchissons ensemble au lycée que nous voulons pour nos élèves et pourquoi pas à un nouveau baccalauréat. Comme nous le savons, pour nous faire changer de pratique rien de mieux que de changer l’examen final. L’exemple de la réforme du collège ou celle du lycée professionnel est parlant.

 

Allons-nous revenir aux différents Bacs A, B, C, D, E… ou allons-nous vers le choix de redonner du sens aux filières S, L et ES ou encore de changer radicalement le système et fonctionner avec des modules comme cela existe dans d’autre pays ? Bien des questions et beaucoup de possibilités pour ce nouveau lycée sont possibles. Faut-il mettre en œuvre les EPI ou l’AP réalisé en collège au Lycée ? Faut-il favoriser le travail en équipe ?

 

Nous savons que, dans tous les cas, cette réforme ne commencera surement pas avant l’automne qui suivra l’élection présidentielle de 2017. Cela nous laisse du temps pour réfléchir ensemble sur le lycée que nous voulons.

 

Sébastien Planchenault

 

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